N°189 Théâtre Oracle

juin 2008

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Un cahier orchestré par Henri Meschonnic

« Théâtre Oracle » : c’est le « motif de réflexion » que Henri Meschonnic a proposé à vingt-sept artistes ou essayistes. Le théâtre « comme mise en scène de la théâtralité du langage, de l’inaudible et de l’invisible, donnant à voir ce qu’on ne voit pas ou ce qu’on ne sait pas qu’on voit, à entendre ce qu’on n’entend pas ou ce qu’on ne sait pas qu’on entend. C’est toute l’oralité non plus comme du sonore mais comme du sujet qu’on entend, toute la corporalité du langage comme enjeu du sujet du poème dans les individus que nous sommes. Et cela, c’est toute la différence avec le spectacle au sens seulement de ce qui est donné à voir, et souvent pour le plaisir des yeux sans chercher davantage. »

A partir de là, chacun était invité à « se laisser aller à dire son expérience ». D’abord, en page de couverture, le lecteur est accueilli par l’intervention graphique de Catherine Zask : « … un geste qui a l’air figuratif et qui n’est pas figuratif. Et qui exprime une force. »

Et puis ce sont les vingt-six textes – que certains des auteurs ont choisi d’accompagner de photos – regroupés en deux ensembles de regards.

Les regards du dedans

Claude Régy (metteur en scène). Son « rapport au poème ». Son « théâtre anti-théâtre, son sens de la force ».

Bernard Noël (écrivain). Poète « et être de théâtre ». Son « face-à-face avec une voix ».

Valère Novarina (poète, dramaturge, peintre). L’acteur « logophore ». La « disparition de l’intention ».

Marie Etienne (écrivain). Poète « et intime du théâtre ». Parler « le silence du théâtre ».

Serge Pey (poète, performant). Son « rêve d’Artaud ». Sa « poésie d’action ».

Daniel Jeanneteau (scénographe, metteur en scène). Sa « découverte du ».

Valérie Dréville (comédienne). Ses « expériences de la parole en mouvement ».

Alain Ollivier (comédien, metteur en scène). Ou « comment l’oreille s’ouvre à la vue ».

Gérard Huber (psychanalyste, écrivain, conseiller dramaturgique). La « mise en scène onirique du monde ».

Patrick Haggiag (metteur en scène). Sa « mise en scène de la voix ».

Antoine Juliens (comédien, metteur en scène). Les « rituels du rythme ».

Romain Jarry et Loïc Varanguien de Villepin (comédiens, metteurs en scène). Une réflexion « sur la voix et le corps ».

Guillaume Pfister (chercheur). Autour du Théâtre du Peuple de Bussang.

Boris Charmatz (danseur, chorégraphe). « L’invention du geste ».

Marc Wels (comédien, écrivain). « Nous n’avons pas les mêmes rêves / Le tout est de vivre les siens ».

Les regards au-dedans

Henri Gaudin (architecte). La mise en œuvre de « l’espace-théâtre ».

Gérard Dessons (professeur de littérature française). « La lumière et le langage au théâtre ».

Charles Melman (psychanalyste, psychiatre). « L’écoute du dévoilement ».

Geneviève Jolly (professeur en arts du spectacle). La « parole de Jean-Luc Lagarce ».

Serge Martin (professeur en littérature française). « Ce que le corps fait au langage » et « ce que le langage fait au corps ».

Philippe Barthelet (écrivain). Une évocation du « masque de l’acteur chez Novarina ».

Catheirne Phet (Master Recherche “Théâtre et Arts du spectacle”). La « représentation de la parole dans Sarah Kane mise en scène par Claude Régy ».

Joëlle Zask (philosophe). Penser « l’un par l’autre l’art et la démocratie ». Le « rôle actif des spectateurs ».

Patrice Pavis (universitaire, essayiste). « La mise en scène contemporaine ».

Daniel Bougnoux (philosophe). La scène, « notre bouc émissaire ».

Arnaud Ryckner (romancier, essayiste). Le théâtre « comme l’envers du spectacle ».

Carnet

Notes-T/P : La bougie comme symptôme… / Christian Biet.

Paris-Théâtre, 1968-2008 / Alain Etienne.

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