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12/12/2025
Actualités scéniques - Actualités Théâtre/Public
Ludmilla Dabo / David Lescot
Elle est une figure de tragédie, une statue qui chante. Lorsqu’elle dévisage le public au début des concerts, chacun se sent regardé, accusé, elle impose silence, effroi. Puis elle rit, et elle commence.
Nina Simone, née dans une famille pauvre de Caroline du Nord, aurait pu devenir concertiste classique, mais elle était noire, et elle portera toute sa vie le deuil de ce destin bouché. Elle fut plus tard une figure de la lutte des droits civiques, elle devint amie avec James Baldwin. Il y a en elle une double nature : mélancolique et combattive, que l’on retrouve dans sa musique, où perce toujours le blues, même derrière l’engagement des hymnes.
Ce serait un portrait d’elle, comme un documentaire, un entretien. Parce que j’aime que l’on se raconte, et qu’on raconte l’histoire non pas comme en monologuant mais en répondant à des questions, dans un jeu d’aller-retour. J’aime les entretiens parce qu’on peut y faire passer des histoires de dimensions diverses, la grande et la petite, la collective et la personnelle.
Mais ce serait surtout un portrait musical, chanté, parce que les morceaux de Nina Simone sont autant de réponses aux événements de sa vie et de son siècle. Alors aux questions qu’on lui pose, tantôt Nina Simone, et tantôt elle chante, de toute façon c’est dans la même langue.
Sur scène une guitare (piano interdit, comme pour rappeler qu’on censura par racisme sa carrière de pianiste classique). Et puis Ludmilla Dabo, comédienne et chanteuse, nourrie au biberon du blues, du jazz, et de la soul, et qui a reçu en partage un peu de l’âme et des nutriments de Nina Simone.
Portrait chanté où le modèle se confond avec son sujet, et donc portrait chanté de Ludmilla Dabo en Nina Simone.
Imaginés par la Comédie de Caen «les portraits» sont des créations itinérantes, portées par un ou deux acteurs, parfois en compagnie d’un musicien. À partir d’œuvres, de biographies, les portraits croquent de manière vivante et ludique une figure majeure de notre temps.
Texte et mise en scène David Lescot
Avec Ludmilla Dabo et David Lescot
Lumières, Baptiste Galais
Durée, 1h10
Spectacle gratuit, accueilli en partenariat avec le Festival d’Automne. Réservation à partir du 12 janvier.
La représentation sera suivie d’un bord plateau animé par Sylvie Chalaye qui présentera le N° 257 de Théâtre/Public consacré à la créolisation des arts, un dossier coordonné par Sylvie Chalaye et Pénélope Dechaufour.
Retrouvez aussi dans ce numéro un entretien avec David Lescot, qui depuis Comédie musicale noire en 1998, son premier spectacle, crée des œuvres hybrides qui entrecroisent les registres dans une recherche constante du rythme et du mouvement.
Théâtre/Public #257 – « Vers une mêlée organique des arts », par Cyrielle Dodet et Lucie Dumas
D’autres dates sur le site de la cie du Kairos.
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