Podcast Artcena « Créolisation des arts »

actualités

13/04/2026

Actualités Théâtre/Public

Podcast Artcena « Créolisation des arts »

Retour sur la rencontre autour du concept Trans'Art (manifeste pour une créolisation des arts)

Le 16 mars dernier, 𝗔𝗥𝗧𝗖𝗘𝗡𝗔 recevait 𝗦𝘆𝗹𝘃𝗶𝗲 𝗖𝗵𝗮𝗹𝗮𝘆𝗲, professeure et directrice de recherche à l’université Sorbonne-Nouvelle, le comédien et metteur en scène 𝗔𝗹𝗲𝘅𝗮𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗭𝗲𝗳𝗳, l’auteur et metteur en scène 𝗗𝗮𝘃𝗶𝗱 𝗟𝗲𝘀𝗰𝗼𝘁 ainsi que 𝗩𝗲́𝗿𝗼𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗘𝘀𝘀𝗮𝗸𝗮, autrice et comédienne, à l’occasion du numéro 257 de Théâtre/Public paru en octobre 2025, qui propose un dossier coordonné par 𝗦𝘆𝗹𝘃𝗶𝗲 𝗖𝗵𝗮𝗹𝗮𝘆𝗲 et 𝗣𝗲́𝗻𝗲́𝗹𝗼𝗽𝗲 𝗗𝗲𝗰𝗵𝗮𝘂𝗳𝗼𝘂𝗿 consacré à la créolisation des arts. Le débat était animé par 𝗚𝘄𝗲𝗻𝗼𝗹𝗮 𝗗𝗮𝘃𝗶𝗱.

𝘐𝘯𝘥𝘪𝘴𝘤𝘪𝘱𝘭𝘪𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴, 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘥𝘪𝘴𝘤𝘪𝘱𝘭𝘪𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴, 𝘱𝘭𝘶𝘳𝘪𝘥𝘪𝘴𝘤𝘪𝘱𝘭𝘪𝘯𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴… 𝘈𝘶𝘵𝘢𝘯𝘵 𝘥’𝘢𝘥𝘫𝘦𝘤𝘵𝘪𝘧𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘧𝘭𝘦𝘶𝘳𝘪𝘴𝘴𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘥𝘦́𝘤𝘳𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘢 𝘤𝘳𝘦́𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦𝘮𝘱𝘰𝘳𝘢𝘪𝘯𝘦. 𝘋𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘯𝘯𝘦́𝘦𝘴 1970-1980, 𝘭𝘦 𝘵𝘦𝘳𝘮𝘦 𝘤𝘳𝘦́𝘰𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴 𝘢𝘳𝘵𝘴 𝘦́𝘮𝘦𝘳𝘨𝘦 𝘦𝘵 𝘴𝘦 𝘥𝘦́𝘧𝘪𝘯𝘪𝘵 𝘢̀ 𝘭𝘢 𝘧𝘰𝘪𝘴 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘶𝘯 𝘨𝘦𝘴𝘵𝘦 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘶𝘯 𝘦𝘯𝘫𝘦𝘶 𝘦𝘴𝘵𝘩𝘦́𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘵 𝘶𝘯 𝘦𝘯𝘨𝘢𝘨𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘩𝘪𝘭𝘰𝘴𝘰𝘱𝘩𝘪𝘲𝘶𝘦. 𝘊𝘦𝘵 𝘦́𝘤𝘩𝘢𝘯𝘨𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘮𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘳𝘦𝘵𝘳𝘢𝘤𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘨𝘦𝘯𝘦̀𝘴𝘦 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘤𝘳𝘦́𝘰𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘥’𝘦𝘯 𝘱𝘳𝘦́𝘤𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘰𝘶𝘳𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘳𝘦𝘯𝘥𝘳𝘦 𝘦𝘯 𝘲𝘶𝘰𝘪 𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘴𝘦 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘤𝘪𝘦 𝘥’𝘢𝘶𝘵𝘳𝘦𝘴 𝘱𝘳𝘰𝘤𝘦𝘴𝘴𝘶𝘴 𝘢𝘳𝘵𝘪𝘴𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴.

🎧 Voici des extraits de cette rencontre :

Trans’Art, de quoi parle-t-on ?

Gwénola David : Le dossier spécial de la revue Théâtre/Public est en quelque sorte une restitution de ce que vous avez exploré, Sylvie Chalaye, dans votre recherche sur le courant esthétique du trans’art. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce mouvement et votre processus de recherche ?

Sylvie Chalaye : Le terme a été proposé par Alexandre Zeff quand il a eu cette idée d’aller explorer comment les arts entraient en dialogue sur les scènes contemporaines aujourd’hui. Ce n’est pas seulement un geste artistique que l’on repère et que l’on qualifie parfois d’art total ou de transdisciplinaire. En réalité, ça va beaucoup plus loin. On constate une ouverture à la question de l’altérité, au fait de tresser les cultures et les arts ensemble pour produire des spectacles assez étonnants. La spécificité, c’est que c’est d’abord un geste artistique avec une intention de décolonialité. Il s’agit évidemment d’un geste aussi politique qu’artistique qui a à voir avec la dimension postcoloniale et qui s’inscrit dans une continuité liée à la pensée philosophique d’Édouard Glissant.

Gwénola David : J’aimerais aborder la notion de créolisation parce qu’elle peut se décliner sur le plan linguistique, mais aussi anthropologique, philosophique, esthétique. La créolisation a de multiples définitions avec une matrice dans la pensée d’Édouard Glissant. Comment est-ce que vous pourriez nous éclairer sur ces processus ?

Alexandre Zeff : Disons que le point de départ c’est de créer de l’inattendu puisque le principe de la créolisation consiste à mélanger des éléments qui au départ ne sont pas forcément faits pour être ensemble. C’est très différent du métissage. Là, on est vraiment dans l’expérimentation c’est-à-dire mettre des éléments ensemble et voir ce que cela produit sans en connaître le résultat à l’avance. Mais au-delà, il y a aussi cette volonté de mélanger les langues, les approches, les cultures et les thématiques, de créer quelque chose qui survient de différents éléments et dont jaillit l’inattendu. […/…]

Théâtre/Public

Retrouvez Sylvie Chalaye dans les archives de Théâtre/Public :

Théâtre/Public

Pour aller plus loin:
Théâtre/Public

Partager

Acheter un numéro

À chaque numéro, une grande thématique esthétique, culturelle ou politique en lien avec la scène actuelle.

Voir les numéros

Théâtre/Public

S’abonner à Théâtre/Public

 Vous pouvez désormais vous abonner pour une durée d’un an (4 numéros) !

Accéder à la page abonnement

Recevez les dernières actualités de Théâtre/Public